De MAI à OCTOBRE - Les spécimens de Belle-Dame (Vanessa cardui) sont nombreux et largement répandus tout au long de l'année. Dès le début du printemps, la Belle-Dame fait une apparition en masse et les individus peuvent encore se compter par dizaine au mois d'octobre dans certaines clairières ou prairies qui refleurissent après une année marquée par une forte sécheresse.

Les populations de Petite Tortue (Aglais urticae) apparaissent en plus ou moins grand nombre selon les années. Peu abondants au cours de l'année 2002, les individus se comptent en plus grand nombre durant l'année 2003 au point d'être très communs dans certains biotopes

 

MAI - Les chaudes journées de début mai s'inscrivent dans une période de sécheresse qui perdure depuis le mois de février. A la faveur de quelques orages, des flaques d'eau se forment sur les chemins en terre, devenant de précieuses sources d'approvisionnement en eau pour les insectes. C'est dans ce contexte climatique que la première génération de Demi-Argus (Cyaniris semiargus) née, au tout début du mois de mai. Sur les chemins de campagne du Livradois-Forez (Puy-de-Dôme), ces chaudes journées ensoleillées réservent parfois un spectacle hors du commun de plusieurs dizaines d'individus de ce beau papillon bleu (mâle) amassées autour d'une flaque d'eau, en train de s'abreuver.

 

JUIN - Déjà très marquée en ce début d'été, la sécheresse s'accentue et seuls quelques orages providentiels viennent apporter ponctuellement un peu d'humidité sans remettre pour autant en cause un déficit hydrique exceptionnel. Il est aisé de constater que l'humidité qui découle de ces épisodes orageux se maintient plus longtemps dans les sous-bois à l'abri du Soleil. Ainsi, le long de certains chemins forestiers, il est possible d'observer une concentration inhabituelle de Carte géographique (Araschnia levana), souvent à même le sol. Observations réalisées dans les environs de Beauregard-l'Evêque (Puy-de-Dôme)

 

JUILLET - Les conditions climatiques identiques au mois précédents semblent favorables au développement du Petit Sylvain (Limenitis camilla), habitant des sous-bois. Dans la forêt de Giverzat (Allier), on peut observer le long des chemins forestiers au moins un individu à intervalle régulier d'environ 100 mètres, alors que l'année précédente à la même époque, il était difficilement observable.

Dans cette même forêt de Giverzat, constituée principalement de chênaies claires, les massifs de Ronces en floraison sont littéralement assaillis par diverses espèces estivales de papillons diurnes, telles que Myrtil (Maniola jurtina), Demi-deuil (Melanargia galathea), Tristan (Aphantopus hyperantus), Moiré sylvicole (Erebia aethiops), Damier Athalie (Mellicta athalia), etc......... Ces concentrations s'expliquent sans doute par le fait que ces fleurs représentent à cette saison les seules sources d'approvisionnement en nourriture parmi une végétation excessivement desséchée.

 

AOUT - Au cours de la première quinzaine du mois, la canicule est à son maximum avec des températures quotidiennes qui flirtent avec les 40° C. Dans le Livradois, aux environs de St-Dier-d'Auvergne (Puy-de-Dôme), il est possible d'observer dès la fin de matinée de nombreux spécimens d'Azuré commun (Polyommatus icarus) en position de repos généralement sur des perchoirs de types feuilles ou graminées le long de chemins en lisière de bois, voire en sous-bois, cherchant peut-être à échapper ainsi à la chaleur excessive des prairies voisines plombées par un ardent Soleil.